Lien avec le dynamisme financier
Les services sur le Web, les communications, les ressources humaines, la comptabilité et l’établissement des coûts ainsi que la surveillance des programmes sont autant de tâches qui reposent sur des technologies de l’information (TI) efficaces et efficientes. En plus d’être à la base d’un large éventail d’éléments contribuant au dynamisme financier et de rattacher ceux-ci entre eux, les TI permettent aussi de réduire les coûts et d’améliorer la capacité d’un organisme à tirer rapidement profit des occasions qui se présentent sur le plan financier. Par-dessus tout, les organismes qui ont des stratégies efficaces en matière de TI ont accès à de l’information, peuvent se raccorder rapidement et efficacement à des réseaux et ont la possibilité de partager diverses ressources, comme des capacités de formation et d’administration et des connaissances qu’ils développent.
Lien avec le dynamisme financier
- Les organismes qui font preuve de dynamisme financier sont capables d’expliquer de façon convaincante ce qu’ils sont et ce qu’ils font pour leur collectivité, leurs clients, leurs employés et leurs bailleurs de fonds. Tous les organismes sont en mesure de faire connaître leur mission et leur vision, mais ils ne peuvent pas tous brosser un tableau éloquent de leur apport précieux à la collectivité. Une « proposition de valeur » est un court énoncé formulé par les entreprises à but lucratif pour décrire clairement ce qu’elles produisent et les raisons pour lesquelles leurs produits devraient être achetés. Les organismes à but non lucratif peuvent présenter eux aussi des exposés semblables, faisant état des résultats de leur travail et des raisons pour lesquelles les bailleurs de fonds devraient leur accorder le soutien nécessaire à la réalisation de leur mandat.
- Si on n’en assure pas la promotion, le programme le plus efficace et le plus innovateur au monde ne donnera probablement pas les résultats escomptés. Les programmes bien connus et solidement implantés attirent davantage l’attention des clients, des bailleurs de fonds et du public, ce qui facilite les décisions favorables en matière de financement et, pour l’organisme, la capacité de se bâtir une crédibilité.
- La capacité d’un organisme à communiquer son message et à se forger une identité au sein de la collectivité est essentielle à son dynamisme financier. Ce concept est souvent appelé le « branding » ou image de marque. L’établissement d’une image de marque, la promotion des programmes et services, les relations publiques et la publicité ne sont pas des activités réservées au secteur des entreprises à but lucratif; elles sont également essentielles au dynamisme financier du secteur communautaire.
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- Les recherches sur le dynamisme financier et les travaux de Lester Salamon – un éminent chercheur rattaché au Johns Hopkins University Institute for Policy Studies – Center for Civil Society Studies (http://www.jhu.edu/ccss/index.html) – démontrent que la formation de partenariats constitue le meilleur moyen pour les organismes à but non lucratif d’adopter de nouvelles façons de travailler dans le contexte financier actuel. La volonté des organismes de s’associer les uns aux autres – pour concevoir et adopter de nouveaux moyens d’intervention – fait souvent la différence entre la capacité d’offrir des programmes et des services extrêmement utiles et l’obligation de renoncer à de nouvelles sources de financement éventuelles.
- La collaboration entre les organismes partenaires permet à ceux-ci d’échanger leurs compétences et leurs capacités.
Dans le contexte plus vaste du renforcement des capacités communautaires, la collaboration et la formation de partenariats contribuent à favoriser la consolidation des réseaux et un meilleur accès à l’information et aux possibilités à exploiter. Il s’agit d’une situation gagnante aussi bien pour les organismes que pour la collectivité dans son ensemble. Les réseaux de partenariats fournissent aux collectivités les capacités internes dont elles ont besoin pour faire face aux défis qui se présentent.
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Les ressources humaines d’un organisme constituent son principal atout. Des personnes qualifiées possédant une formation pertinente et occupant des postes à la mesure de leur talent, voilà une combinaison imbattable pour augmenter la qualité des programmes et accroître la valeur du travail réalisé par l’organisme et sa capacité en matière de recrutement. Le soutien apporté au personnel par la formation et d’autres méthodes de gestion judicieuses constitue un investissement dans le renforcement des capacités de l’organisme. Parallèlement, le capital humain de l’organisme devient un capital social, c.-à-d. un réseau de rapports avec des gens et des organismes offrant des possibilités stratégiques, des occasions d’innover et de nouvelles sources de financement.
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- Les organismes qui font preuve de dynamisme financier sont capables de décrire ce qu’ils apportent de positif à la société et de fournir aux bailleurs de fonds et aux membres de leur collectivité des exemples éloquents de vies qui ont pu être améliorées grâce à leur intervention.
- De plus en plus, le financement est déterminé autant par les résultats que par les besoins. L’évaluation des programmes (ou, plus simplement, la surveillance des résultats) n’est désormais plus un exercice facultatif. Elle est essentielle à la viabilité à long terme de la plupart des programmes et des services et, par extension, à la santé financière des organismes qui en assurent la prestation
- L’évaluation des programmes contribue au dynamisme financier de plusieurs façons :
- Elle démontre l’efficacité d’un organisme et de ses programmes, ainsi que sa volonté de rendre des comptes. Ces facteurs sont essentiels pour former des partenariats, trouver de nouvelles sources de financement et attirer des bailleurs de fonds.
- Elle est indispensable pour connaître les activités qui donnent de bons résultats et, ce qui est peut-être tout aussi important, déterminer pourquoi ces activités sont aussi efficaces.
- Elle aide les organismes à prendre conscience des capacités qu’ils ont développées et de celles dans lesquelles ils devraient investir davantage.
- Elle aide aussi les organismes à percevoir le fruit de leur travail et, par conséquent, à s’intéresser de façon plus systématique à d’autres groupes avec lesquels ils pourraient avoir des intérêts communs et qui pourraient devenir d’éventuels partenaires.
- Elle permet d’« accumuler des bons coups », soit aussi bien des commentaires positifs (comme des témoignages) et des données (statistiques relatives aux placements, p. ex.) pouvant être intégrés à du matériel promotionnel.
- Elle est également essentielle à l’amélioration des programmes. Or, l’amélioration continue des programmes ne peut qu’accroître les perspectives de financement des organismes.
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- La surveillance/gestion financière n’est pas qu’une affaire de comptabilisation des comptes débiteurs et des dépenses. Elle consiste à estimer le coût réel d’exécution des programmes et de prestation des services par unité de service ou tout autre étalon susceptible de faire ressortir les coûts qui ont des conséquences sur une source de revenus donnée. Cette façon de procéder est bien différente de la méthode qui consiste à mettre en commun toutes les recettes provenant de toutes les sources de financement d’un côté, et toutes les dépenses d’un autre côté.
- La méthode de détermination du coût de revient vous permet de connaître les coûts véritables des programmes et de favoriser le plus possible l’autosuffisance. Elle rend donc possible la prise de décisions reposant sur une bonne connaissance des aspects financiers des programmes.
- La préparation d’un plan d’activités consiste, bien sûr, à préciser la façon dont le ou les programmes se dérouleront du point de vue de la prestation des services, mais aussi du point de vue financier, à partir des coûts et des prévisions de recettes.
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Le dynamisme financier consiste à créer un lien solide et durable entre votre modèle de programme et votre modèle financier. L’innovation dont font preuve certains organismes tient essentiellement à la congruence qui s’établit entre ces deux modèles en ce qui a trait à leur valeur et à leur fonction. Dans ce climat financier, les responsables de ces organismes commencent à se poser une question différente : quelles sont les activités que nous sommes capables de soutenir? (plutôt que, comment pouvons-nous soutenir nos activités?). Cette approche innovatrice et pragmatique en matière de financement ne repose pas sur la rédaction de propositions, mais sur l’accès à des sources de financement plus nombreuses et plus variées. Si un organisme a l’impression que sa viabilité dépend toujours de sa prochaine proposition, il risque de s’appliquer uniquement à produire de meilleures propositions, plutôt que de réfléchir au modèle financier qui s’harmoniserait parfaitement au travail qu’il accomplit.
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La planification stratégique contribue au dynamisme financier de plusieurs façons :
- La planification stratégique consiste essentiellement à maximiser les points forts et les capacités de votre organisme en vue de l’atteinte d’objectifs précis, en faisant ressortir les mesures à prendre et les délais requis pour atteindre ces objectifs. Il s’agit donc d’un moyen de rentabiliser le plus possible vos ressources humaines et financières et diverses autres ressources.
- Un aspect clé de la planification stratégique consiste à déterminer les forces, les faiblesses, les possibilités et les menaces (FFPM) venant de l’extérieur qui pourraient avoir une incidence sur le dynamisme financier de votre organisme, ainsi qu’à prendre les mesures qui s’imposent à cet égard.
- La planification stratégique favorise l’intégration de toutes les autres voies du dynamisme financier d’une manière propre à votre organisme. Cette intégration crée de la synergie.
- Contrairement aux fonctions liées à la gestion courante de votre organisme et à la mise en œuvre de vos programmes, la planification stratégique est un processus global qui influe sur la direction que prendra l’organisme dans son ensemble et ORIENTE – et harmonise – les efforts déployés dans toutes les autres voies (comme celle de la gestion financière).
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- Le dynamisme financier de tout organisme repose en partie sur l’efficacité de son conseil d’administration. La façon de penser et les décisions prises par les membres du conseil d’administration pour réaliser les principaux objectifs de l’organisme ont des répercussions sur les efforts déployés dans toutes les voies.
- Il incombe au conseil d’administration de définir l’orientation de l’organisme, de fournir les conseils et la planification dont l’organisme a besoin pour progresser dans la bonne direction, ainsi que d’approuver les fonds nécessaires à l’atteinte des objectifs visés. Un conseil d’administration faisant preuve de dynamisme financier est capable de réfléchir aux activités réalisées par l’organisme et de proposer de nouvelles façons de travailler, de nouveaux partenariats et de nouvelles sources de financement pour aider l’organisme à s’acquitter de sa mission. Il peut aussi communiquer efficacement et exposer clairement ce que l’organisme apporte à la collectivité.
- Le DG ou la DG de tout organisme a aussi un rôle essentiel à jouer, car cette personne doit déployer beaucoup d’efforts pour constituer un conseil d’administration capable d’accroître l’efficacité de l’organisme dans la réalisation de sa mission et de le faire mieux connaître au sein de la collectivité.
- Il est très important que la vision, la mission, les objectifs et le mandat de l’organisme soient clairs pendant les périodes de changement, pour éviter que l’organisme ne s’écarte de sa mission lorsqu’il cherche des sources de financement. Il ne faut pas perdre de vue les grandes valeurs et les objectifs de l’organisme, ni la nature de son mandat. Il est très facile de partir dans la mauvaise direction, à la recherche d’idées et de possibilités de financement qui ne correspondent pas à la mission de l’organisme, à ce qu’il représente et à ce qu’il fait de mieux.